Est-ce que je te parle vulgairement espèce de conasse ?

Est-ce que je te parle vulgairement espèce de conasse ?
Et il y a une définition que je ne comprends pas. C'est énervée.
Etre énervé, c'est être sans nerfs. Alors que moi j'ai l'impression d'en avoir trop et qu'ils se tendent, véritables tendeurs crochetés au bout. Certains, certaines vous ne pouvez pas savoir comme vous m'énervez, c'est difficile d'imaginer à quel point vous me mettez à bout, à vous étrangler en rêve dans un terrain vague, vous ne pouvez pas imaginer comme je vous méprise au fond de moi qu'il n'y a même plus de mots pour le dire. Du mépris, je passe aux insultes et à la colère, c'est très difficile de garder ses distances avec le mépris. Et là j'ai les nerfs qui craquent, ça je comprends et je me mets à pleurer nerveusement, à bout de nerfs.

C'est énervant de pleurer pour ces connards et je ne dirais pas ces connasses, je trouve ça très laid, c'est une figure de style je dirais pas, mais on le dit et ben moi je le dis sans figure de style, toutes ces connasses, voilà ça fait du bien. Tous ces connards et ces connasses qui jour après jour vous pourrissent la vie, racontent des choses sur vous comme de petites vipères, sans rien savoir, ils partent de rien et arrivent à tout. Toutes leurs suppositions vont toujours dans le mauvais sens, toujours contre vous. Leurs regards plein de haine à couper au couteau, leurs jeux de mots faciles, la critique calembourgeoise, l'exaspèrè continuel qui vous fusille du regard, leur facilité condescendante et j'en ai vu, des paquets, des groupes et des troupeaux de connards et d'abrutis. Comme des troupeaux d'éléphants et de girafe au Kénia. Ils se baladent en groupe majestueux de conneries, de sous bois en sous bois, se trimballant mine de rien lourds et poussifs, des cervelles de plomb, un paquet de cartes de visite toujours dans la poche.

Et je travaille, je travaille pour arrêter de penser à tout ça, enfin je travaille sur moi, enfin je veux dire que je fais tout pour essayer d'enrayer ma rage contre tous ces abrutis. Et puis je voulais dire à plein de monde que je les aime pour leur constance, leur humour, leur intelligence de coeur et leur finesse.
Voyez c'est ça le problème, mon problème, c'est que je passe d'un extrême à l'autre, ça manque d'équilibre, de nuances, mais j'y peux rien, c'est blanc ou noir, brûlant ou glacé, je connais pas le tiède ni le gris c'est tout mon problème, soit je mets les gens sur un piédestal soit je les enterre au plus profond.. J'ai du mal à me situer, où je suis moi dans ce monde de sommets et de gouffres? Et bien moi je crois que je suis sur le plancher des vaches, à raz de trottoir.
Un coup je pars en montagne au Mont Blanc, j'escalade le sommet, enfin je fais des balades autour du Mont Blanc, je vais pas au sommet, je fais le massif du Mont Blanc, c'est une image le Mont Blanc. C'est à dire que je sors avec mes amis. Mais comme souvent à la longue, on peut être déçu, même par ses amis, on s'évite de plus en plus. Non non je sais, j'ai une profonde névrose de ce côté là. Je travaille là-dessus.

J'ai toujours peur de décevoir ou qu'on me déçoive et ça c'est terrible, une gifle quand ça m'arrive, une giclée d'encre sur le chemisier. Alors je suis un peu désespérément seule. Vous trouvez ça drôle d'aller s'acheter des fleurs pour soi-même. De se faire à manger, d'aller se coucher, de voir des belles choses et de ne pas pouvoir les partager ?
Je sais pas où toute cette mélasse a commencé. On dit la petite enfance mais je suis pas sûre. Moi je crois que ça a commencé beaucoup plus tard. Je crois à la première fêlure amoureuse. Voilà, moi je situe ça par là, aux environs...Je peux me tromper mais pour moi, je dois pas être loin de toucher du doigt. J'aime pas me sentir trahie, c'est comme ça, je ne suis pas une tasse qu'on ébrèche. Je préfère pas me livrer pour pas être déçue. Alors j'ai mis des distances et des barrières et des ponts, des portes. Je m'isole.
Je ne crois plus en rien ni en personne. Je ne crois plus en moi non plus.

Je me passe un disque et je regarde le ciel.

# Posté le vendredi 28 novembre 2008 18:35

Que me veux-tu ? Bon roi des chats, simplement une de vos neuf vies, avec laquelle j'ai l'intention de prendre des libertés non sans me réserver, si vous m'offensez encore, de hacher menu les huit autres.

Que me veux-tu ?  Bon roi des chats, simplement une de vos neuf vies, avec laquelle j'ai l'intention de prendre des libertés non sans me réserver, si vous m'offensez encore, de hacher menu les huit autres.
Aujourd'hui je vais écrire de sorte à ce que tout le monde il comprenne de quoi je cause. Et pis comme ça on me posera pas tout plein de questions après, parce qu'en plus les gens ils font tout de travers, ils savent pas qu'en enfer, il n'y a pas de pourquoi.

En enfer, il fait très très chaud, et la chaleur ça m'a toujours donné envie de mordre. Le début de l'été c'est le début de la grande désillusion, en fait, comme chaque année, à la même période, depuis des lustres. Les vacances, ça me dépriiiimeee : ça laisse trop de temps pour penser, tellement que j'use ma tête à force.
Du coup, j'aime pas trop beaucoup les gens en été ils accélèrent la déliquescence cérébrale. C'pas cool t'as vu. Huhu, heureusement, je me rends compte qu'il y a des gens comme moi, (Prenez mon mentor de diable par exemple, saviez-vous qu'il est très douloureux de se prendre un alizé cramoisi en pleine tronche ?), qui font eux aussi trêve de gentillesse et de sociabilité (tout ça, tout ça, ces trucs chiants).

Mais ne vous inquiétez pas, il n'y a pas de privilégiés, la grande désillusion concerne tout le monde : L'expérience prouve que celui qui n'a jamais confiance en personne ne sera jamais déçu.
En même temps, il faut savoir que la déception est un sentiment qui ne déçoit jamais. Alors me voilà enveloppée par une fadeur affective assez frappante, mais néanmoins prévisible, puisqu'elle ramène ses fesses chaque année. Mais il paraît que ça va changer, que ma vie redeviendra le champ lisse et soyeux qu'il a toujours été, après un bon jus de pomme éthylique et des mots fléchés de femme actuelle.

Bon elle en a pas marre de se plaindre celle là ? Comment ça se plaindre ? j'expie ma colère comme je peux, puisqu'elle est censée se désintégrer sitôt exprimée. Je m'énerve pour rien (c'est parce qu'il fait chaud), mais il me semble pas qu'il y ait d'échelle pour ce genre de chose, et être systématiquement déçue, j'appelle ça une bonne cause de plainte, et puis que savez vous d'un tas de merde tant que vous n'avez pas marché dessus?
Alors soyez gentil, prenez soin dmes nerfs.


Comprenez l'intention subtile
Que nous mettons dans les mots. Car c'est là que notre bon sens
Est cinq fois plus aigu que dans nos cinq autres sens.

# Posté le samedi 28 juin 2008 13:44

Longue vie au roi!

Longue vie au roi!


Il m'est apparu, comme une évidence, qu'il devenait insoutenable de ne pas raconter la semaine de la mort.

Ça vous énerve que je ne raconte pas tout en long et en large ...

N'est ce pas ?


Surtout pour ceux qui attendent de voir le potentiel cassage de gueule. Ça doit être vraiment mais vraiment énervant. Mais on va pas les décevoir un peu de patience ...

Oh oui il en faudra, parce que j'ai une envie irrationnelle de faire planer le doute, de ne pas m'avancer et de laisser un suspens : c'est bien pire qu'une déception. Parce que d'abord, Hitchcock a dit des femmes, qu'elles sont comme le suspens : Plus elles éveillent l'imagination, plus elles suscitent d'émotions. C'est important dans la vie quand même d'être trop suspeneuse. La vraie question pourtant, ce serait plutôt : who is Jimmy ?! He is going to war. Moi aussi je suis un peu en guerre : je déteste la semaine du bac. Et quinze jours d'attente pour les résultats, c'est insoutenable !

Pourtant j'ai essayé d'y échapper : j'ai même appelé à l'aide mon martyr préféré, mon petit rat d'opéra, qui s'est longuement adonné aux délices de la prière. En même temps on avouera que prier dieu c'était foireux, mais merde, quand on est élite, dieu ou pas, on devrait même pas avoir à prouver ses capacités. Pour se faire pardonner, mon petit martyr d'amour descend de Paris pour venir me voir cet été. Ça aussi c'est trop mystérieux : personne ne sait qui est l'ELU de la martyrisation... Que voulez vous ? Il était là avant tous les autres !

J'aurais du me douter que prier dieu c'était perdu d'avance : Le diable himself aurait mieux fait, et pourtant, le diable n'est pas très saint. Le diable lui aussi adore les petites manipulations de suspens. Parce qu'avec toutes ces histoires vous ne savez toujours pas si j'ai raté mon bac ou non. D'ailleurs en parlant du diable, il a changé d'initiales, le diable s'appelle désormais DL. (elle va balancer, elle va pas balancer, elle va balancer ... Tu paies combien mon silence ?).

Le diable est néanmoins outré d'apprendre que je vais voir des copines demain. Boycotter la plus belle activité du monde, à savoir le jour où tout Toulouse s'offre corps et âme à la débauche la plus infecte, semble inconcevable. En même temps, mes saintes amies, m'annoncent plus ou moins explicitement qu'il serait bon que j'amène de quoi déchoir et dessécher radicalement ... ces mêmes amies qui ont grandement désapprouvé ma première cuite, dite dégradante et honteuse (ouiii ouii celle où j'ai dit à tout le monde qu'il zété méchant ... vous vous rappelez aussi) ... Il doit y'avoir contamination !

Dernier petit plaisir, le petit nem qui m'accueille demain, m'annonce qu'elle a un rat chez elle maintenant, mais qu'elle ne voit vraiment pas pourquoi j'ai soudainement très peur de venir puisque je me suis déjà habituée à la mygale et aux serpents, et que en plus il est très gentil... (J'invente rien !).

Remarquez la subtilité avec laquelle je ne réponds toujours pas a la question cruciale !

Marguerite la vénérable vous expliquera également que la passion dans le monde reste en suspens, qu'elle est prête à traverser les gens qui veulent bien se laisser traverser par elle. Alors effectivement, au cours de cette semaine diabolique je me suis laissée traverser par la passion, celle-ci s'est réincarnée sous une forme tout à fait orgasmique sublime, et a largement contribué à me déconcentrer pendant mes heures d'histoire (Vanessa au pouvoir !!).
Bon bien sûr, ceci cumulé au fait que :
1 / un des profs qui nous surveillait était tout à fait sujet au plaisir oculaire (y'avait la queue pour aller faire pipi avec lui ...)
2 / que tous les gros lards à côté de moi avaient très faim dès dix heures trente et passaient leurs temps à faire du bruit avec leurs papiers !!!! (a ce propos, qui a volé la barre de céréale d'Aurel ? QUI ?! ^^).

Et puis voila, en ce moment jsuis trop heureuse de l'amourité (hé voui, je fuis pu, jme suis laissée rattraper) et je veux que ce soit trop mon secret de la vie. (Je sens que mémés de luxe et poupées russes vont enfin m'appeler pour savoir autre chose que les sujets que j'ai pris, là ^^).

Pour terminer, le bac, j'en sais rien, j'ai pas envie de savoir, et en fait c'est pas grave (dans la même journée j'ai réussi à me tromper de numéro de candidat, d'oublier de noter les noms de pays sur ma carte et renverser le contenu de mon plateau sur mon jean, ça répond à la question?).

Tout ce qui m'importe en ce moment, c'est que jsuis trop amoureuse de mon maillot de bain, et que j'ai enfin pu me baigner dans ma piscine, et c'est diiiiiviiiinnnn : L'amour comme dérobade, l'étreinte comme ultime argument, la jouissance en points de suspension.

# Posté le vendredi 20 juin 2008 18:01

Modifié le samedi 21 juin 2008 18:49

Souvent j'ai voulu, te prendre à tes cordes, t'oublier aux objets trouvés. Je t'appréhende, je te garde, je te pose à mon cou. Issue à ma voix, inspire moi, enveloppe-nous, enlace-moi ...

Souvent j'ai voulu, te prendre à tes cordes, t'oublier aux objets trouvés. Je t'appréhende, je te garde, je te pose à mon cou. Issue à ma voix, inspire moi, enveloppe-nous, enlace-moi ...


I'm not superman, I'm Supertramp, and you are .... Superapple


La divine conscience, que je suis, aurait fortement besoin d'une Conscience de divine conscience.
Elle ne veuuut pas travailler !

Non en fait, je m'explique, j'ai juste un besoin pressant d'humilité : l'élite descend de son piédestal, se mêle à la plèbe (Hum, il y a sûrement un lien avec le peuple, beybé) et tout et tout.
Shame on you, dirait Francou, ma divine moralisatrice (toutes mes amoureuses sont non seulement élitistes, mais divines avec ça !), non parce qu'elle, au moins, participe grandement à l'essor de notre condition misérable de lycéennes (Francou est mondialement classée en tennis ... sur PSP, huhu jsuis vilaine).
Pour me faire pardonner, dédicasse de la mort : Les ogres sont sensibles. Rien à foutre. Les ogres sont parfois poètes. ça nous interesse pas! Dtoute façon jle savais que t'étais une salope!

Bref bref, je m'ennuie terriblement un peu, puisque tout le monde y révise, et que moi j'ai pas envie (hum et après ça se shoote aux antistress) et puis tout le monde y dit que j'aurais mon bac avec mention (dixit, monsieur Tamère, divine tête de phallus, qui de sa voix grave m'expose l'inutilité absolue pour moi de travailler les œuvres pour l'oral), donc pourquoi me fatiguer ?

Demain, après midi de « travail », avec ma bestchiwidelavie, qui m'empêchera de parcoeuriser mon cours d'histoire, pour m'exposer loonnnguement ses problèmes de continence involontaire (Sorry, M n'est pas une détraquée à tendance nymphomanique... EDIT : je RETIRE ce que j'ai dit! ). Mais, au vu du vide existentiel qui caractérise ma vie, je suis bien obligée de m'intéresser à la mzelle, surtout quand elle parle de Tom-Tom. Il est le seul homme sur Terre à illustrer son "cafard", par une vraie photo de cafard : Tom-tom et la sublimation de la métaphore, je jouis ! Malgré ses catastrophes sentimentales, M est quand même tout bonement géniale, elle a "des éréctions de mamouth" en lisant mes textos, promet de "faire vibrer les murs de la bibli demain", de "me casser les pattes arrières", et autre trucs sympa dans le genre, tout ça parce que chui trop bonne. Elle est subtile en plus la garce.

Tout ça pour en arriver au fait, que le mec le plus génial de la Terre, qui a pour seul défaut d'être trop mon meilleur pote de la vie, se trouve être montable tel un équidé, et il m'annonce ça, pile quand les portes du paradis sont fermées hors-service. Ça c'est du sadisme, quelle classe !

J'espère bien vous avoir persuadés de la dégénérescence de mes neurones, ça rebutera peut être quelques uns à me promettre le grand amour (un problème de communication d'hormones probablement), décidément, y'en a qui sont pas aidés ...


# Posté le jeudi 12 juin 2008 06:51

Modifié le vendredi 20 juin 2008 18:22

Débauché. Personne qui s'est mise de si bonne heure à la poursuite du plaisir qu'elle a eu l'infortune de le rattraper.

Débauché. Personne qui s'est mise de si bonne heure à la poursuite du plaisir qu'elle a eu l'infortune de le rattraper.


Dans un monde idéal :


Me voilà : Melle C, démone en devenir, dix huit ans (la fleur de l'âge), fraîche et idéaliste, ADMISE au sein de l'élite nationale, dépositaire du renouvellement du divin patrimoine littéraire => me voilà future hypokhâgne à St Sernin. (Clap clap !). C'est beau, ça sent la liberté, LA LIBERTE bordel ! Liberté o-bli-ga-toi-re : le littéraire est un poète en pleine débauche, mais cette fois ci, le diable se fait ange, muse, ou nymphe, se couvre de blanc et cache la vodka dans le placard.
Deux années entières offerte à l'excellence, regroupée dans une classe : Mon dieu, des gens comme moi ! Je vais enfin pouvoir concrétiser mon œuvre : être plus maline que le reste de la Terre et imposer aux autres des tas de phrases qu'ils n'auront pas loisir de comprendre. Et des heures, des heures, des heures, de symbiose avec la nature, le vrai, le beau, la lettre... le plaisir.


Dans la triste réalité :

Aurais presque préféré qu'on me refuse l'entrée de cette foutue prépa (= entrée en pleine nécrose, l'élitisme comme petite mort.), et me prépare à l'idée d'un dernier été de VIE. Terminée, les heures de glandage devant mon clavier d'amour et l'errance vers des mondes delicieux, terminé les heures de vidage de tête au gré de mes pas (ça déconne pas, melle C pratique le branlage cérébral, je sais M, t'es trop jalouse ...), terminée la vie sociale, si tant est que j'ai pu en avoir une un jour. Me voilà, fraîchement désabusée, FORCEE de supporter le diable egoussié (et ses diableries) jours et nuits (bah oui parce qu'en prépa on est pas des glandeurs huhu). Ce même diable qui tente de me pervertir.

Entreprise qui n'a nullement d'intérêt au vu de la très prochaine habitation que compte faire la littérature en moi ( Je suis promise a Molière depuis 1666), puisque de toute manière, personne d'autre n'aura le temps / l'envie de m'habiter. En cadeau, une promesse de notes à chier et d'ego écrasé tout au long de la formation. J'en ressortirai desséchée, galeuse et chaste à souhait (le littéraire est forcément féminin ...), mais forcément grandie (celui qui ose rire ...). En bref, aucune garantie ni de réussite ni d'élévation spirituelle, ni de coalition avec des gens mortels, TK me garantissant que tous ceux prêts à s'enivrer de philosophie et autres conneries, sont soit passablement dérangés, soit complètement casaniers (Merci Kant). Sur ce, révision du bac, parce que quand même avant d'aller en prépa il me le faut cuila, et donc enfermement potentiel pendant une semaine. A bientôt, dans une autre vie ...


Petit plaisir, mon voisin essaie de se suicider avec un joint : par pitié, aidez le !!

# Posté le mercredi 04 juin 2008 09:18

Modifié le vendredi 20 juin 2008 18:24